Littérature,
langue française
et citations diverses

 


 Guerre au verglas

Pour qu'aux gels d'hiver les sols point ne verglaçassent,
Il suffirait qu'en temps voulu l'on les salasse.
On éviterait ainsi que, sans risque de glace,
Sur les chaussées les voitures ne dérapassent,
Les piétons à ne pas glisser s'évertuassent
Et sur les trottoirs leurs membres ne se pétassent.

Source : http://www.centraliens.net/promotions/promo1958/renctre/subjonct.html



La grammaire m'a toujours été jeu proposé, aux règles passionnantes, jeu de logique et d'architecture. Jamais été foutu d'apprendre la belote, ni le plus facile des jeux de cartes. Mais la grammaire, quel régal ! »

Cavanna, Les Ritals (Livre de poche, p. 190, éd. 1985)


"Le théâtre n'est pas le pays du réel : il y a des arbres de carton, des palais de toile, un ciel de haillons, des diamants de verre, de l'or de clinquant, du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui sort de dessous terre. C'est le pays du vrai..."
Victor Hugo (Tas de pierres III, 1830-1833)

"La vérité est une illusion et l'illusion est une vérité".
(chiasme)
Rémy de Gourmont


Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers
lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux

Alfred de Musset

Réponse:

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand


Soit du Pape maudit qui hait les Jésuites
Celui qui en eux croit soit mis en Paradis
A tous les diables soit qui brûle leurs écrits
Qui leur science suit s'acquiert de grands mérites

E. TABOUROT

Ce quatrain a un secret. Ce quatrain qui paraît louangeux pour les jésuites est, en dépit des apparences, une violente diatribe à leur encontre. Saurez vous expliquer pourquoi ?

(Envoyé par Marcel. Merci Marcel ! )

 


EPIGRAMME

L'autre jour, au fond d'un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

VOLTAIRE ( 1694 - 1778 )

 

 

 


Un peu de poésie... pour rire

A gauche le poème de François Villon.
A gauche + à droite, une version modernisée...

Hé ! Dieu, si j'eusse étudié

au lieu que sans fin connectay

Au temps de ma jeunesse folle

usant ma souris dans ce rôle

Et à bonnes moeurs dédié

, toujours sur le Ouaibe surfay

J'eusse maison et couche molle !

sans factures de telecom folles

Mais quoi ? Je fuyaie l'école,

et tout ce qui n'se copie-colle

Comme fait le mauvais enfant

j'faisais du Net compulsivement

En écrivant cette parole

, je ne trouve plus cela drôle

À peu que le coeur ne me fend

coup' donc le modem ça me reprend !

François Villon (le vrai)

Francois.Villon@wawawoo.fr (version an 2ooo)

© Jeg 02-2000

 

AUX SURFEURS INCONNUS, LE WEBMESTRE RECONNAISSANT
(Merci à B.D. pour les deux dernières strophes)

Qui sont ces usagers qui surfent sur nos sites ?
Qui viennent si souvent, qui les quittent si vite ?
Ce sont des visiteurs inconnus à jamais
Même si quelques stats peuvent nous renseigner

Ils viennent au hasard, cliquant comme des fous
Guidés par un Nomade ou bien même un Yahoo !
Emportés par le web, emportés par les liens
Ils passent sur nos pages et repartent sans rien

Et même si un jour on leur met des cookies
Ou qu'ils remplissent un formulaire précis
Nous ne saurons jamais de combien est leur mise

Si souvent il impriment enregistrent ou aspirent
Que notre souvenir souvent ils apprécient,
Pauvre de toi, webmestre, déjà tu expires.

 

JEG + BD

 


Le lecteur se tue à abréger ce que l'auteur s'est tué à allonger

(Montesquieu)


 « Quant aux fautes qui se pourraient trouver en l'impression, comme de lettres transposées, omises, ou superflues, la première édition les excusera, et la discrétion du lecteur savant qui ne s'arrêtera à si petites choses. »
Joachim DU BELLAY, « Adresse au lecteur » en postface de la Deffence et Illustration de la langue francoyse (1549)


« Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous ».

Victor Hugo.


« Avec vos pommes de terre, vous m'épatâtes » 

 

 

 

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